Nous cherchons les prix les plus bas, mais dépensons plus pour ce qui nous fait envie : pourquoi achetons-nous ?
Nous aspirons à consommer de manière plus responsable tout en achetant des produits dont nous connaissons les limites. Pour comprendre ces comportements, je reçois Philippe Moati, économiste, professeur émérite à l’Université Paris Cité et cofondateur de L’ObSoCo.
De la consommation de besoins à la consommation de désir
Philippe revient sur la naissance de la société de consommation, l’essor de la grande distribution et le passage d’une consommation fondée sur les besoins à une consommation où le désir et les émotions comptent davantage. Le désir ne retombe pas parce que les besoins sont saturés : si on sait l’entretenir, il est insatiable.
Des consommateurs de plus en plus individualisés
On ne peut plus considérer les consommateurs comme un ensemble homogène. Lire les comportements d’achat par génération relèverait même, selon lui, d’une certaine paresse de la pensée. Philippe s’intéresse aussi aux écarts entre aspirations et pratiques, notamment sous contrainte budgétaire, comme dans le rapport à l’alimentation.
Commerce agentique et enjeux environnementaux
Le commerce agentique dessine un mouvement profond de désintermédiation au profit d’une réintermédiation par les agents d’IA, où les places de marché pourraient être parmi les premiers perdants. Parallèlement, les enjeux environnementaux invitent à repenser des modèles fondés sur les volumes, au profit de l’usage et des services.
Questions fréquentes
Qui est Philippe Moati ?
Économiste, professeur émérite à l’Université Paris Cité et cofondateur de L’ObSoCo, l’Observatoire Société et Consommation.
Comment la consommation a-t-elle évolué ?
D’une consommation fondée sur les besoins vers une consommation où le désir et les émotions occupent une place croissante, le désir étant insatiable si on sait l’entretenir.
Peut-on encore parler d’un consommateur type ?
Non, selon Philippe Moati : les comportements sont individualisés et lire la consommation par génération relève d’une paresse de la pensée.
Que change le commerce agentique ?
Il engage une désintermédiation suivie d’une réintermédiation par les agents d’IA, dont les places de marché pourraient être parmi les perdants.
Quel lien avec l’environnement ?
Les enjeux environnementaux invitent à repenser des modèles fondés sur les volumes vendus, au profit de solutions tournées vers l’usage et les services.
Laisser un commentaire