Chez Midas, le financement est devenu un enjeu stratégique. Le parc automobile vieillit et les réparations sont plus techniques et plus coûteuses. Proposer une solution technique au client ne suffit plus toujours : il faut aussi lui permettre de la financer. Intégré au parcours client, le financement améliore l’expérience et devient un outil de performance pour l’enseigne et son réseau.
Pour en parler, je reçois Julien Gourand, directeur général de Midas France, et Julien Cailleau, directeur général adjoint d’Oney. Oney est le partenaire de l’enseigne depuis 2018.
Midas est un réseau de garages indépendants, franchisés à plus de 97 %. L’enseigne est partie de l’échappement il y a 50 ans. Cette activité pèse moins de 3 % aujourd’hui. Midas est monté en compétence sur la mécanique, l’électrique et l’électronique. Objectif : se positionner en alternative aux constructeurs. Face à l’inflation des tarifs, le financement devient un outil majeur de cette stratégie.
Julien Gourand donne deux chiffres. D’abord, 85 % du réseau a adopté la solution Oney. Ensuite, près de 10 % du chiffre d’affaires de Midas est réalisé grâce à elle. Côté clients, les Français raisonnent de plus en plus en mensualité depuis le retour de l’inflation en 2022. Ils se demandent combien ils peuvent investir chaque mois pour l’entretien de leur voiture. Le paiement en 3 ou 4 fois ne suffit donc plus. Chez Oney, certains produits laissent même le client choisir sa mensualité. La durée s’ajuste alors automatiquement.
À partir du 20 novembre 2026, la nouvelle réglementation sur le crédit à la consommation (directive européenne CCD2, transposée en France) fait entrer le paiement fractionné dans son champ. Le client devra réaliser un parcours de souscription renforcé. Julien Cailleau rappelle aussi que les règles sur les paiements MOTO (mail order / telephone order), renforcées cette année, imposent déjà de redonner la main au client au moment du paiement. Concrètement, la souscription démarre au comptoir et se finalise sur son smartphone via un lien sécurisé. La formation des équipes est une obligation. Oney a d’ailleurs reformé l’ensemble des points de vente après le changement complet de l’outil de souscription. Dans un réseau de franchise, tout se joue sur la simplicité. On n’impose pas une solution à des entrepreneurs indépendants : il faut les convaincre.
Le diagnostic complet du véhicule, offert chez Midas, permet d’anticiper les réparations à venir. C’est une façon d’installer une relation de long terme avec le client, que le financement accompagne. Julien Gourand en est convaincu : les avis Google reflètent une expérience globale. Le garagiste qui apporte une solution financière à un problème marque donc des points. Et demain ? Financement et programme de fidélité pourraient converger, dans le respect de la déliaison imposée par la réglementation. Une chose est sûre : le financement s’est déplacé du checkout vers l’avant-vente.
Plus de 97 %. Midas est un réseau de garages indépendants, avec près de 400 points de contact en France.
85 % du réseau a adopté la solution. Elle représente près de 10 % du chiffre d’affaires de l’enseigne.
À partir du 20 novembre 2026, le paiement fractionné entre dans le champ du crédit à la consommation. Le client souscrit un crédit avec un parcours renforcé, ce qui demande pédagogie et transparence.
La formation est une obligation réglementaire. Les équipes d’Oney interviennent dans le réseau. L’ensemble des points de vente a aussi été reformé après le changement complet de l’outil de souscription.
Julien Gourand, directeur général de Midas France, et Julien Cailleau, directeur général adjoint d’Oney, partenaire de Midas depuis 2018.
Est-il raisonnable de reprendre une marque de prêt-à-porter en difficulté quand on vient d'un autre…
Quand une IA achète à notre place, qui est responsable si elle se trompe ?…
Nous cherchons les prix les plus bas, mais dépensons plus pour ce qui nous fait…
J'ai interviewé ChatGPT sur l'avenir du commerce, et il ne peut pas expliquer comment il…
Jusqu'où automatiser la relation client quand 70 % des besoins après-vente peuvent déjà être traités…
Et si la seconde main devenait un moteur de croissance pour le commerce du neuf…