Il y a une quinzaine d’années, le mot FinTech faisait à peine son apparition et le paiement était vu comme une fonction essentiellement technique. Depuis, de nouveaux acteurs sont arrivés, les réglementations ont évolué et le paiement participe à la performance commerciale et au développement international.
Pour décrypter cette évolution, je reçois Matthieu Vermot, Directeur France de Worldpay, après plus de quinze ans dans la tech, le digital et le paiement.
Matthieu Vermot raconte l’arrivée des premiers PSP, qui devaient convaincre des marchands habitués à passer par leur banque. Il rappelle l’argument de l’époque, toujours valable : une part des paiements tentés par les clients, qu’il estime à 10 à 15 %, n’aboutit pas, ce qui représente de la valeur perdue.
Pour lui, la régulation est un moteur : la première directive sur les services de paiement a permis à des acteurs agréés de manipuler des flux financiers pour des tiers, et la seconde a encadré les places de marché en poussant les acteurs techniques à innover.
Il y a quinze ans, les entreprises n’avaient pas de fonction paiement. Aujourd’hui, selon Matthieu, un grand marchand qui n’en a pas est l’exception. Le paiement permet de tester des variantes et d’en mesurer l’effet sur le chiffre d’affaires.
Matthieu présente Worldpay comme le premier acquéreur mondial, avec 90 milliards de transactions, présent dans 150 pays. L’union avec Global Payments s’est scellée en janvier 2026. Il décrit son approche « Glocal » : scaler comme un acteur mondial tout en s’appuyant sur des équipes locales, par exemple le lien avec Carte Bancaire, le rôle de membre principal de Wero, et un bureau français d’une vingtaine de personnes adossé à environ 2 000 personnes dans le groupe.
Il cite aussi les joint-ventures bancaires héritées de Global Payments en Europe : avec la Caixa en Espagne, Commerzbank en Allemagne, Erste Bank en Europe de l’Est et National Bank of Greece.
Matthieu s’appuie sur le Global Payment Report de Worldpay : plus des deux tiers des paiements digitaux se font aujourd’hui avec des wallets à l’échelle mondiale. Sur la question des rails de paiement dans quinze ans, il reste prudent : l’exercice est, selon lui, quasi impossible.
Selon Matthieu Vermot, c’est la capacité de déployer à grande échelle comme un acteur mondial, tout en s’appuyant sur des équipes et des connexions locales, par exemple Carte Bancaire en France.
Matthieu Vermot parle de 90 milliards de transactions, d’une présence dans 150 pays et d’une union avec Global Payments scellée en janvier 2026.
Parce qu’il influence la conversion et le chiffre d’affaires, et qu’il peut se tester et se mesurer. Selon Matthieu Vermot, les grands marchands sans fonction paiement sont devenus l’exception.
Comme une opportunité autant que comme une contrainte, en citant les deux directives sur les services de paiement.
D’après le Global Payment Report cité par Matthieu Vermot, plus des deux tiers des paiements digitaux dans le monde se font avec des wallets.
Matthieu Vermot juge l’exercice quasi impossible et préfère rester prudent sur la projection à quinze ans.
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