En rayon, le prix reste le premier critère de choix. Mais derrière l’étiquette, comment la valeur se répartit-elle entre producteurs, industriels et distributeurs ?
J’ai reçu Mathieu Dalmais, porte-parole d’InsideTrack, un collectif d’acteurs de l’agroalimentaire qui documentent, de façon anonyme, des mécanismes qu’ils jugent systémiques.
Mathieu Dalmais est agronome de formation. Il a travaillé cinq ans auprès des élus de la Confédération paysanne au niveau national, avant de quitter l’organisation pour porter l’idée d’une sécurité sociale de l’alimentation, qui l’occupe depuis sept ans.
Le collectif réunit des professionnels du secteur qui restent anonymes parce que leur carrière est en jeu. Leur premier rapport met en avant deux sujets : la course au prix le plus bas dans la grande distribution, et la péréquation des marges.
Selon les témoignages recueillis par InsideTrack, les produits d’appel sont surtout des produits de junk food, vendus avec peu de marge, quand les produits plus sains compensent en marge. Mathieu Dalmais rappelle que le seuil de revente à perte a été relevé de 10 % pour limiter cette logique, et estime qu’il faut aller plus loin.
Je pose la question qui fâche : les consommateurs veulent du prix bas. Pour Mathieu Dalmais, la course au prix le plus bas relève plus d’un argument permanent de la grande distribution et des annonceurs que d’une demande spontanée. Le débat reste ouvert, et c’est ce qui rend l’échange utile.
Un collectif anonyme de professionnels de l’agroalimentaire qui documente des mécanismes systémiques, sans exposer individuellement ses contributeurs.
Parce que, selon Mathieu Dalmais, ces professionnels risquent leur carrière en témoignant.
La course au prix le plus bas dans la grande distribution et la péréquation des marges entre produits d’appel et produits plus sains.
C’est le fait de vendre certains produits d’appel avec peu de marge et de compenser sur d’autres produits, notamment des produits plus sains.
C’est la question centrale de l’épisode. Mathieu Dalmais défend l’idée d’un argument entretenu par les acteurs de la distribution, ce que je challenge dans l’échange.
Une régulation plus forte, notamment sur les pratiques de prix et de marges de la grande distribution.
Est-il raisonnable de reprendre une marque de prêt-à-porter en difficulté quand on vient d'un autre…
Quand une IA achète à notre place, qui est responsable si elle se trompe ?…
Nous cherchons les prix les plus bas, mais dépensons plus pour ce qui nous fait…
J'ai interviewé ChatGPT sur l'avenir du commerce, et il ne peut pas expliquer comment il…
Jusqu'où automatiser la relation client quand 70 % des besoins après-vente peuvent déjà être traités…
Et si la seconde main devenait un moteur de croissance pour le commerce du neuf…